Gabriel Taïeb

Journaliste pigiste – Rédacteur web – Motion designer

Services

 

JOURNALISME

Pigiste et membre de l’équipe décisionnaire de Revue Far Ouest, j’écris aussi pour Objectif Méditerranée et le Journal du Dimanche. Auparavant, je me suis engagé bénévolement auprès de Radio Campus Bordeaux, du N’infonews ou encore de Bordeaux Gazette.

RÉDACTION WEB

Depuis octobre 2017, je suis rédacteur web en auto-entreprise. J’écris principalement pour Les Mots de Mai, qui me confient des missions pour de nombreux clients.

MOTION-DESIGN 2D

Formé sur After Effects, j’ai pu réalisé de nombreuses animations pour Revue Far Ouest et diverses entreprises.

Projets

 

Aperçu des réalisations depuis 2017

  • Photographies pour Revue Far Ouest
    Photographies pour Revue Far Ouest
    Journalisme, Personnels, Photographie, Revue Far Ouest
  • Casser la violence – Revue Far Ouest
    Casser la violence – Revue Far Ouest
    Journalisme, Photographie, Revue Far Ouest
  • Le Codaf veille – Objectif Méditerranée
    Le Codaf veille – Objectif Méditerranée
    Journalisme, Objectif Méditerranée
  • Les Voies d’Aliénor
    Les Voies d’Aliénor
    Motion-Design
  • Économie sociale et solidaire – JDD
    Économie sociale et solidaire – JDD
    Journalisme
  • Dix projets remarquables – JDD
    Dix projets remarquables – JDD
    Journalisme
  • Mondial de l’auto – JDD
    Mondial de l’auto – JDD
    Journalisme
  • CV (Motion Design)
    CV (Motion Design)
    Motion-Design, Personnels
  • Écartez-vous mesdames – Revue Far Ouest
    Écartez-vous mesdames – Revue Far Ouest
    Journalisme, Revue Far Ouest
  • Animation Lagosta
    Animation Lagosta
    Motion-Design
  • La défaisance sociale : c’est quoi ?
    La défaisance sociale : c’est quoi ?
    Journalisme, Montage, Motion-Design, Revue Far Ouest
  • Personnels, Photographie
  • Photographies pour le Courrier de l’Ouest
    Photographies pour le Courrier de l’Ouest
    Journalisme, Photographie
  • À votre service – Revue Far Ouest
    À votre service – Revue Far Ouest
    Journalisme, Revue Far Ouest
  • Vies Polaires – Revue Far Ouest
    Vies Polaires – Revue Far Ouest
    Journalisme, Revue Far Ouest
  • Comprimés d’iode : la pilule qui passe mal
    Comprimés d’iode : la pilule qui passe mal
    Journalisme, Revue Far Ouest
Photographies pour Revue Far Ouest

Série de photographies réalisées pour le feuilleton « Social Brutal » de Revue Far Ouest.

(Prises à Bordeaux, samedi 15 décembre)

Categories :
Journalisme, Personnels, Photographie, Revue Far Ouest
Casser la violence – Revue Far Ouest
Extrait de l’article  « Casser la violence » publié en décembre 2018 sur Revue Far Ouest.
 
Social Brutal
Episode 1
Casser la violence
Depuis novembre, le mouvement des Gilets jaunes occupe l’espace médiatique. Au cœur des discussions, « la violence ». Violences des casseurs, des CRS, des manifestants, de l’État… Assistons-nous réellement à un renouveau des mouvements sociaux où la force devient légitime ?

Soyons honnêtes  : savoir si on devait parler ou non du mouvement des Gilets jaunes a créé un grand débat au sein de la rédaction.
« On devrait parler des Gilets jaunes.
Pour dire quoi  ? On ne fait pas d’actu chaude.
Oui, mais il se passe quelque chose sur notre territoire  ! On ne peut pas juste ignorer le mouvement. »

Au fil des discussions, un sujet semble attirer notre attention  : la violence. Elle serait gratuite, inutile, désorganisée… N’est-elle pas l’expression d’un fait politique et social  ? Peut-elle devenir légitime  ? Dans ses origines et ses représentations, ne dit-elle pas beaucoup d’un contexte historique  ?

Pour inaugurer ce nouveau feuilleton, la manifestation des Gilets jaunes du samedi 15 décembre à Bordeaux, nous semblait être un point de départ idéal.

9 :00 – 11 :45

Samedi, le réveil sonne. Légèrement agoraphobe et découragé par certains de mes proches, l’idée de m’intégrer toute une journée à la mobilisation ne m’enchante qu’à moitié. Le rassemblement commence à 13h place de la Victoire et à 14h place de la Bourse. Je décide de partir dès le matin, afin de m’immerger dans l’ambiance de la journée. Depuis 24 heures, j’ai eu droit à une dizaine de «  fais attention surtout », « essaye de te protéger », « évite de faire des conneries » et d’autres remarques du même acabit. Rassurant.

« Nous n’avons jamais vécu dans un monde aussi peu violent. »

Sur ma route, tout est calme. Je ne croise aucun manifestant, et mes tentatives pour interroger des CRS se soldent par des échecs. Les boutiques de la rue Sainte-Catherine grouillent de familles venues faire leurs derniers achats de Noël.

Arrivé sur la place de la Victoire, le cortège prend doucement forme. J’en profite pour m’approcher d’un petit groupe. Bières à la main, un peu plus de la vingtaine, ils discutent joyeusement. C’est l’occasion pour moi de leur demander si la violence peut devenir légitime ou nécessaire pour le mouvement.
« -Bien sûr  ! Bien évidemment  !
– Elle est légitime à tous les points. »

Une nouvelle personne se joint au groupe.

« – Moi je ne suis pas d’accord, je suis désolé  ! Pour moi la violence accentue la propagande du gouvernement qui dit « les gens ils sont violents « .
Mais est-ce que le gouvernement bouge quand c’est pacifiste  ? »

Peu à peu, le cortège grandit et nous nous dirigeons vers le centre-ville, après avoir rejoint le groupe de la place de la Bourse. Un étudiant m’annonce le parcours  : Rue Sainte-Catherine, Gambetta, Quinconces et retour sur les quais. Certains manifestants me préviennent  : « Après les évènements des dernières semaines, la place Pey-Berland devrait être hors-parcours. »

social brutal, violences, violent, revue far ouest, local, documentaire, long formats, sud ouest, bordeaux, manifestations, CRS, Bordeaux, Pey Berland, débordement, politique, affrontements

Le cortège de La Victoire rejoint celui de la Bourse – Photo  : Gabriel Taïeb

Le trajet en lui-même est assez atypique. D’ordinaire, la rue Sainte-Catherine et le cœur du centre-ville sont des lieux de manifestations interdits par la Préfecture. Les Gilets jaunes ont fait le choix de ne pas déclarer la mobilisation  : elle se permet de circuler où elle le souhaite (avec une relative tolérance de la Préfecture). Elle s’impose là où d’autres mobilisations, comme la Marche pour le climat, respectent les formalités administratives et demandent des autorisations officielles.

« Les mouvements écolos ‘‘mainstream’’ ont développé un véritable dogme autour du pacifisme. Ce qui explique probablement une partie de leur insuccès. » constate Jean-Marc Gancile. Ce militant, co-fondateur de l’éco-système Darwin, porte un regard sans concession sur les modes d’action du mouvement écologiste. « Force est de constater que le prosélytisme non-violent, l’appel à la morale ou la croyance dans la vertu des alternatives n’ont pas suffi à contrecarrer la pleine puissance d’un État aujourd’hui clairement allié des intérêts économiques dominants. »

Mais pour se faire entendre, un mouvement de protestation doit-il forcément en passer par la violence  ? « Le constat tragique c’est que la résistance non-violente ne fonctionne pas. Opposer aux Pouvoirs une légitime défense proportionnée aux dégâts qu’ils commettent m’apparaît aujourd’hui justifié. Montrer « les griffes et les crocs  » pour nous protéger paraît indispensable. Qu’on le veuille ou non, toutes les chutes de pouvoirs autoritaires, conquêtes sociales, avancées écolos significatives ont été obtenues par un rapport de force physique incluant la violence. »

LIRE LA SUITE SUR REVUE FAR OUEST

Categories :
Journalisme, Photographie, Revue Far Ouest
Le Codaf veille – Objectif Méditerranée

Article paru dans Objectif Méditerranée de Décembre/Janvier (OM n° 185)

Categories :
Journalisme, Objectif Méditerranée
Les Voies d’Aliénor

Réalisation d’un série d’animations pour Les Voies d’Aliénor. (à retrouver dans la catégorie « En route »)

Categories :
Motion-Design
Économie sociale et solidaire – JDD
Categories :
Journalisme
Dix projets remarquables – JDD
Categories :
Journalisme
Mondial de l’auto – JDD
Categories :
Journalisme
CV (Motion Design)

CV animé réalisé en septembre 2018. Mis à jour en décembre 2018.

Categories :
Motion-Design, Personnels
Écartez-vous mesdames – Revue Far Ouest
Extrait du feuilleton « Écartez-vous mesdames » publié en novembre 2018 sur Revue Far Ouest.
Texte : Gabriel Taïeb  Illustrations : Manon Jousse

 

ÉCARTEZ-VOUS MESDAMES
Episode 1
MON GYNÉCO, MON MARI & MOI

 

Tout au long de leurs vies, la gynécologie accompagne les femmes. Mais que faire quand celle-ci nie leurs choix individuels ? Stérilisation, IVG, examens routiniers… Entre perception des autres et droit à disposer de son corps, aller chez le « gynéco » n’est jamais anodin. Pour échanger et informer, des femmes ont souhaité partager leurs expériences avec nous.

 

« … donc j’ai rencontré le chirurgien qui allait me faire l’intervention. Il m’a donné toutes les informations, tous les risques encourus… À la fin, il m’a donné un formulaire à faire signer. Une autorisation de la part de mon mari pour que je me fasse ligaturer les trompes. Je me suis dit ‘‘mais où est ce qu’on est ? Je n’ai pas à avoir de permission pour ça.’’ Ça m’a paru vraiment intrusif dans ma vie de femme. C’est mon corps, j’en fais ce que je veux. » La discussion a commencé au cours d’un dîner de famille. Nous parlions de mes projets d’écriture pour Far Ouest. « En ce moment, je n’ai pas de sujets en tête… J’aimerais bien continuer sur la santé, mais en sortant un peu de ce que je connais. » Gwen me raconte brièvement son anecdote, en me disant qu’il y a sûrement beaucoup de choses à écrire sur la santé des femmes. C’est vrai que dernièrement, beaucoup d’articles circulent sur l’épisiotomie, l’ostéoporose, et d’autres sujets aux noms compliqués qui touchent directement au domaine gynécologique et obstétrique. Certains médias féministes essayent d’alerter depuis de nombreuses années sur ces thématiques, mais il faut croire que la santé féminine a dû attendre longtemps avant d’être considérée comme un sujet important de discussion.
Je dois avouer que moi-même, je ne me suis jamais vraiment penché dessus. Considérant peut-être que la médecine fait son travail, et qu’il n’y a pas vraiment de questions à poser. Ou restant trop centré sur ma propre expérience d’homme. Mais l’histoire de Gwen m’interroge. Est-ce normal pour un médecin de demander un accord marital aujourd’hui ? À quel instant le choix personnel est-il nié ? En juin 2018 le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) publie en juin un long rapport sur « Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical ». Le document veut être l’écho des mouvements #PayeTonUtérus et #PayeTonGynéco, ainsi que des différentes affaires révélées ces dernières années.

Le sujet a permis d’ouvrir une discussion de plus d’une heure sur la contraception, les violences gynécologiques, les expériences personnelles…

Le HCE se veut très clair sur la question : l’ampleur des récits atteste du fait qu’il ne s’agit pas de faits isolés, mais bien d’un phénomène généralisé et qu’il faut réagir. Dans sa vie, une Française ira en moyenne 50 fois chez le gynécologue, c’est dire si le problème est de taille. Mais si la prise de conscience a déjà eu lieu et qu’en plus les instances gouvernementales sont à l’action, c’est que tout a été dit, non ?
Non ?

 

LIRE LA SUITE SUR REVUE FAR OUEST

Categories :
Journalisme, Revue Far Ouest
Animation Lagosta

Vidéo réalisée en novembre 2017 pour le laboratoire d’aquaculture Lagosta.

Illustrations, animation et montage son : Gabriel Taïeb

Categories :
Motion-Design
La défaisance sociale : c’est quoi ?

Vidéo réalisée pour Revue Far Ouest. Publiée le 28 novembre 2018.

Categories :
Journalisme, Montage, Motion-Design, Revue Far Ouest

Photo prise le 13 octobre 2018.

Categories :
Personnels, Photographie
Manifestation intersyndicale – Bordeaux 18 décembre 2017
Manifestation intersyndicale – Bordeaux 18 décembre 2017
Séance plénière du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine – juin 2018
Présentation du nouveau camion de la BRI – Bordeaux janvier 2018
Présentation du nouveau camion de la BRI – Bordeaux janvier 2018
Présentation du nouveau camion de la BRI – Bordeaux janvier 2018
Photographies pour le Courrier de l’Ouest

Série de photographies réalisées pour différents sujets du journal Le Courrier de l’Ouest

Categories :
Journalisme, Photographie
À votre service – Revue Far Ouest

Extrait du feuilleton « À votre service » publié en juin 2018 sur Revue Far Ouest.
Texte et illustrations : Gabriel Taïeb

À VOTRE SERVICE
Épisode 1
LA LUTTE : CA MARCHE ENCORE ?

Alors que les grèves et les manifestations se poursuivent, certains employés du Service public ont bien voulu livrer pour un moment leur « version des faits ». Sébastien est un contrôleur SNCF syndiqué. Marc est infirmier dans un service psychiatrique. Ils aiment leur métier, le contact humain et veulent les moyens d’offrir un service de qualité.

« Mesdames et messieurs, bonjour. Suite à un mouvement de manifestation, nous vous informons que le trafic est interrompu… » . Des soupirs, des « encore  ? », des « et allez  ! » se font entendre. Les chaînes d’informations en continu diffusent des chiffres. Sondages d’opinion, nombres de manifestants. Puis le micro-trottoir d’un manifestant, suivi de l’analyse d’un politique. Parfois, la question surgit « Pourquoi ils manifestent encore, ceux-là  ? ». Sur le banc des accusés, le Service public.

Des professionnels différents, de secteurs différents, regroupés sous une même bannière. Et avec la volonté de se faire entendre. Mais quand le chef de l’État déclare que « la démocratie, ce n’est pas la rue », la question de l’utilité de ces mouvements sociaux peut être légitime. Des professionnels répondent.

Railleries

« Cela fait souvent débat quand je parle de ma profession. Surtout quand je dis que je suis syndicaliste engagé. » Sébastien, quadragénaire, contrôleur SNCF depuis 20 ans et syndicaliste chez Sud Rail raconte « son » Service public. « Le Service public doit permettre à chaque citoyen d’être épanoui. De bénéficier de l’éducation, de la santé, des transports, etc. » Pour le contrôleur, il est important de défendre encore son statut et sa profession telle qu’il la conçoit, mais cela devient de plus en plus compliqué. « Le dialogue social, auquel on attache tant d’importance, est rompu. […] Les gens ont encore l’espoir d’obtenir des choses par la grève et moi je suis intimement convaincu de son utilité. »

 

LIRE LA SUITE SUR REVUE FAR OUEST

Categories :
Journalisme, Revue Far Ouest
Vies Polaires – Revue Far Ouest

Extrait du feuilleton « Vies Polaires » publié en février 2018 sur Revue Far Ouest.
Texte et illustrations : Gabriel Taïeb et Laura Brunet

 

VIES POLAIRES
Épisode 1
DÉCLIC ET TES CLAQUES

Alors que s’ouvre à Saujon (Charente-Maritime) le premier centre français entièrement dédié à la bipolarité, Gabriel et Laura commencent à se pencher sur cette psychopathologie complexe. Premières rencontres et expériences de ce voyage dans le spectre des troubles de l’humeur.

 « Putain Gabriel, il faut vraiment te faire suivre, t’es complètement bipolaire  ! « 

Elle part. La porte claque. Il faut croire que maintenant il est normal d’attribuer à la volée des pathologies sans prêter attention à leur réelle signification  : sociopathe, mytho, schizo, parano, bipolaire, autiste, pervers narcissique… Ou alors c’est juste que du haut de mes 23 ans, je suis déjà un vieux con. Tout de même, ça me travaille cette histoire. Je ne pense pas être gravement malade, pas plus que fou. Donc forcément, pas bipolaire. Mais au final, qu’est-ce que je sais de la bipolarité  ? J’ai des idées. Des représentations véhiculées par les films et les séries. Des fantasmes alimentés par des rumeurs. L’image d’un Dr Jekyll brillant et d’un Mr Hyde monstrueux (j’apprendrai bien plus tard que le roman de Stevenson ne traite aucunement de bipolarité, mais des conventions sociales et de l’influence des drogues).

En France, on estime que les personnes atteintes de troubles bipolaires représentent 1 à 2,5  % de la population.

Ma quête commence ici. Dans mon désir d’en apprendre davantage, je fais une rapide recherche sur un célèbre moteur de recherche. Celui-ci me propose aussitôt LeBipolaire.com « N° 1 sur les troubles bipolaires et la bipolarité  ! « . Renseignements pris, je découvre que, derrière ce titre légèrement racoleur, se cache un site de référence pour une grande communauté de bipolaires, proches de ceux-ci ou curieux. Sur la plate-forme, des fiches, des témoignages, des espaces de discussions, des liens vers certaines sources… et des tests.

Il y a de quoi être sceptique, mais le site le dit lui-même  : « Ce test est uniquement un indice qui vous indiquera si vous avez de premiers symptômes ressemblant à la maladie bipolaire « , « nous ne remplaçons en aucun cas les avis médicaux « . Tout de même, ça pique la curiosité. Je commence à remplir le questionnaire et la précision des questions me met légèrement mal à l’aise. Mon téléphone portable sonne. Une notification pour un article. « Nouvelle-Aquitaine  : un service dédié aux bipolaires près de Royan « . Décidément, c’est la journée.

Plongée dans les eaux troubles de la bipolarité

Le flux d’informations devient rapidement très important et j’ai peur de perdre pied, ainsi que mon recul. Plusieurs pôles, plusieurs points de vue. Il me semble nécessaire de faire appel à quelqu’un qui pourra porter un regard différent du mien. Je pense à une amie, également journaliste.  « Dis-moi Laura, tu t’y connais en bipolarité  ? -Pas vraiment, mais c’est quelque chose qui m’intéresse. Pourquoi  ? -Ça te dirait de faire un sujet dessus  ?  » Nous voici donc deux à naviguer dans un terrain inconnu pour déblayer préjugés et fausses informations, voire « intox « . Après quelques échanges, Laura m’apprend l’existence d’ Argos 2001, une association qui nous permet d’y voir plus clair.

 

LIRE LA SUITE SUR REVUE FAR OUEST

Categories :
Journalisme, Revue Far Ouest
Comprimés d’iode : la pilule qui passe mal

Extrait d’article publié le 22 décembre 2017 sur Revue Far Ouest.
Texte et illustrations : Gabriel Taïeb

Comprimés d’iode : la pilule qui passe mal

Présentés par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) comme la solution aux effets supposés d’un accident nucléaire, une grande méconnaissance entoure les comprimés d’iodure de potassium. À toutes les échelles, citoyens et organismes concernés sont partagés entre ignorance et informations contradictoires sur leurs effets réels et leur mode d’accès.

Si vous habitez tout près d’une centrale nucléaire, pas de soucis  : depuis 1997, en prévision d’accidents probables, les autorités françaises ont pris la décision de distribuer à la population de l’iodure de potassium. L’idée est ainsi de palier les effets de l’iode radioactif qui peut être rejeté dans l’atmosphère lors d’un accident important sur une installation nucléaire. Cet élément, fixé sur la thyroïde, peut entraîner un risque accru de cancer. Un risque qui est anéanti si on ingère les comprimés dont le but est de saturer notre thyroïde d’iode non radioactif. Dès lors, l’iode radioactif est rejeté naturellement, amoindrissant le risque de cancer de la thyroïde. Il est cependant préconisé d’ingérer les comprimés quelques heures avant le passage du nuage radioactif, sans quoi leur efficacité est divisée de moitié, voire nulle. A noter  : il est inutile d’avaler du sel iodé, il vous faudrait en ingurgiter près de 9kg pour obtenir la même quantité d’iode que celle présente dans ces comprimés.

Si le PPI prévoit un mode de distribution direct aux populations situées dans un rayon de 10 kilomètres autour des installations nucléaires, qui sont invitées à retirer leurs pastilles en pharmacie, seulement 48,8  % des habitants du Blayais se sont déplacés durant la campagne 2016. Un succès bien relatif pour un médicament supposé miracle. Pour la population au-delà de ce périmètre, un stock serait prévu dans chaque commune. Sur le site d’information sur les comprimés d’iodes de l’ASN, aucune mention ne fait état d’une différence entre le stock produit pour les communes intégrées au PPI et celui prévu pour les communes en dehors. Notre enquête a pourtant révélé de grands points de déséquilibre entre ceux-ci.

Le ping-pong des responsabilités

Premières prises de contact en janvier auprès de l’Agence Régionale de Santé et de la préfecture de Gironde  : cette dernière nous informe qu’elle est bien responsable des comprimés d’iodure de potassium, mais que ceux-ci sont gérés individuellement par chaque commune. Légalement, les mairies sont jugées comme entièrement responsables, malgré une dépendance envers la préfecture pour toute action ou décision concernant ces stocks. En approchant des communes de Bordeaux Métropole, nous entrons en contact avec Laura Le Gat, collaboratrice parlementaire en circonscription.

nucléaire, blayais, centrale nucléaire, CNPE, Clémence Postis, Revue Far Ouest, Blaye, Camille Mazaleyrat, Sébastien Gendron, Fiction, accident nucléaire, risque nucléaire, facteur humain, iode, comprimés d'iode, ppi

Illustration  : Gabriel Taïeb

« La campagne de 2016 ne concernait que les 500 communes en France à 10 km des centrales. En dehors le stock est probablement périmé, la préfecture ne le renouvelle plus.  » La collaboratrice parlementaire est cependant surprise que la préfecture n’ait pas été en mesure de nous donner plus d’informations sur la situation actuelle ou sur la suite. « En mairie, tout le monde est persuadé que la préfecture sait quoi faire, mais les gens ne sont pas informés. »

Même situation dans une autre commune, où notre interlocuteur exprime son impuissance face à la situation « Nous on ne fait que respecter ce qu’on nous demande. Inutile de vous dire qu’on n’a pas les moyens de faire autrement. », en apportant une précision importante « Le stock est contrôlé chaque année par un pharmacien mandaté par la préfecture. Il est peut-être périmé selon ce qui est sur le boîtier, mais la préfecture valide la prolongation. »

La préfecture n’a pas su apporter plus d’informations sur ce pharmacien. Nous décidons de contacter la Pharmacie Générale des Armées, pour savoir dans quelle mesure la date de validité peut être allongée. Cette structure est la seule productrice de comprimés d’iodure de potassium en France. Elle s’occupe de besoins pharmaceutiques spécifiques pour le secteur militaire et le civil. Surprise au bout du fil.

 

LIRE LA SUITE SUR REVUE FAR OUEST

Categories :
Journalisme, Revue Far Ouest

Parcours

 

<

2018

Collaborations : Revue Far Ouest, Les Mots de Mai, Objectif Méditerranée, Le Journal du Dimanche, Les Voies d’Aliénor

=

Octobre 2017

– Création de ma micro-entreprise
– Rejoint l’équipe rédactionnelle de « Les Mots de Mai »

<

Juillet 2017

– Devient pigiste régulier pour Revue Far Ouest
– Mission d’assistant monteur sur la web-série L’école de la vigne pour The Rabbit Hole

=

2015 - 2017

– Master Recherche en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Bordeaux Montaigne
– Réalisation d’un mémoire de recherche sur les groupes extrémistes sur Twitter
– Devient chroniqueur et co-animateur bénévole sur Radio Campus Bordeaux (3 ans)
– Devient rédacteur bénévole pour Bordeaux Gazette (1 an)

<

2012 - 2015

– Licence en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Bordeaux Montaigne
– Devient rédacteur bénévole pour le N’infonews (2 ans)

Laissez-moi un message

 

Copyright © 2018 – Gabriel Taïeb – Site créé par Cécile PennarunConfidentialitéMentions légales